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Virginie Fauvel, toujours à l’aube d’une transformation

Manuelle Tilly

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Virginie Fauvel, toujours à l’aube d’une transformation

La taille ne fait pas la grandeur de l’homme… ni de la femme ! Virginie Fauvel ne mesure qu’1,60m mais à 46 ans, elle est déjà une figure du secteur financier. Elle a pris depuis septembre dernier la tête de la holding comprenant Harvest et Fidroit.

Ingénieur des Mines de Nancy, Virginie Fauvel a conservé de ses études le goût de construire et structurer les projets. A 25 ans, elle a débuté sa carrière chez Cetelem, où elle a gravi les échelons durant douze ans jusqu’à diriger l’unité e-business France. Mêlant très tôt le monde de la tech à celui de la finance, cette sportive aimant débuter ses journées très tôt par une heure de natation ou de course à pied a ensuite pris la direction de la banque en ligne de BNP Paribas. « Je suis la maman d’Hellobank! Un projet passionnant construit en neuf mois ».
En 2013, elle a été la première femme à intégrer le Comex d’Allianz en charge du digital et du market management. « Je suis arrivée au début de l’économie collaborative et nous avons fait un énorme travail avec les actuaires pour définir les assurances que nous pouvions proposer à des plateformes comme City Scoot ou Uber ». Accompagner de nouveaux projets, transformer, participer au développement des tendances de demain, c’est ce qui motive Virginie Fauvel. « Lors de ma collaboration avec Virginie, elle n’a pas hésité à m’accompagner pour développer une offre novatrice. J’ai découvert une femme osant faire bouger les lignes, à la fois analytique et très humaine, sachant embarquer ses équipes avec elle », a observé Orli Hazan, aujourd’hui directrice de la stratégie, transformation et innovation au sein de LCL.

Lutter contre les stéréotypes de genre
Enfant, Virginie Fauvel préférait jouer au petit chimiste plutôt qu’aux poupées. Très attirée par les sciences, elle a eu l’habitude dès ses études d’ingénieur de se trouver en minorité de genre. « Je ne me suis jamais sentie mal à l’aise au milieu des hommes, mais j’ai pu constater certains stéréotypes, relève-t-elle d’une voix douce mais dont ressort très vite une autorité naturelle. Une femme ne doit jamais s’énerver sous peine d’être cataloguée d’hystérique alors qu’on dirait d’un homme qu’il en impose. De la même façon, j’ai observé qu’une femme se fait plus facilement couper la parole, ou qu’elle aura davantage de freins à demander une promotion. ». A travers sa carrière, Virginie Fauvel contribue à faire évoluer les mœurs ! Lorsqu’elle a accepté de devenir membre du directoire d’Euler Hermes en 2018 pour piloter la zone Amériques et la transformation du groupe, son mari l’a toujours soutenue.

Faire preuve de patriotisme économique
A l’aube de la quarantaine, il restait à Virginie Fauvel une envie non assouvie : celle de devenir entrepreneur. « Mais il est parfois difficile de quitter le confort d’un poste dans un grand groupe », avoue-t-elle. C’était donc le moment de franchir le pas lorsque Brice Pineau et Jean-Michel Dupiot, les fondateurs d’Harvest, se sont approchés d’elle en lui proposant de reprendre les rênes de l'éditeur de logiciels bien connu des professionnels de la gestion de patrimoine. Virginie Fauvel a rapidement été séduite par ce nouveau challenge. CEO et actionnaire de la société depuis septembre dernier, elle entend mener Harvest à une véritable révolution technologique tournée vers l’expérience utilisateur afin d’en accélérer le développement en France et à l’international.
Avec déjà 45 embauches cette année, Virginie Fauvel se réjouit également d’offrir de belles perspectives de carrières au sein de la société labellisée Great place to work. « Il est essentiel pour moi de faire preuve de patriotisme économique : rendre à mon pays ce qu’il m’a permis d’accomplir en aidant à construire de belles entreprises françaises », affirme la Stéphanoise d’origine. « Virginie Fauvel est une personnalité forte, faisant preuve d’humilité malgré son incroyable parcours, ainsi que d’une très grande droiture, relève Guillaume Autier, CEO du groupe Meilleurtaux. C’est une femme inspirante fidèle à ses valeurs et sachant susciter l’adhésion. »


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