SCPI : collecte et rendement au rendez-vous

Gilles Petit

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SCPI : collecte et rendement au rendez-vous

crédit photo : Chantal Garnier, Unsplash

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Malgré une pandémie mondiale et un contexte plus qu’éprouvant, en 2020, les SCPI sont parvenues à collecter 6,03 milliards d’euros, selon les dernières statistiques publiées par l’Aspim-IEIF. Si ce chiffre apparaît en recul de presque 30% par rapport à l’année précédente, il s’agit tout de même de la troisième plus importante collecte de toute l’histoire du secteur !

Après un très bon premier trimestre (+2,56 milliards d’euros), c’est la période de fin d’année qui s’est révélée très dynamique (+1,56 milliards). Du côté du rendement, mesuré par le taux de distribution sur la valeur de marché (TDVM), celui-ci s’élève en moyenne à 4,18% contre 4,40% en 2019. Un chiffre rassurant au vu du contexte mais qui ne doit pour autant pas masquer deux éléments notables.

D’une part, le fait que certains gestionnaires ont dû taper dans leurs réserves pour contribuer à le maintenir à ce niveau. D’autre part, que la catégorie SCPI de commerces (3,67% en 2020 contre 4,42% l’année précédente) est celle dont le TDVM a connu la plus forte baisse. Certes inévitable, celle-ci ne semble pourtant pas constituer une grande source d’inquiétude pour les gérants. Tout d’abord, le terme de « commerces » constitue un vaste fourre-tout où cohabitent des typologies de biens très variées. Cela va du pied d’immeuble proposant des services de proximité aux grands centres commerciaux situés en périphérie des villes. Ensuite, comme le révèle Sonia Fendler, présidente d’Altixia REIM, « si l’emplacement demeure la clé, la proximité avec les locataires devient aussi un élément essentiel pour pérenniser un investissement. »

Le métier de gérant de SCPI se transforme

De fait, sous l’effet de la crise sanitaire le métier de gestionnaires de SCPI a quelque peu évolué. Au-delà de la gestion du patrimoine immobilier et de la perception des loyers, celui-ci s’est souvent transformé en véritable accompagnement de crise pour les locataires. L’objectif final consistant à déterminer à quel horizon celui-ci pouvait payer la moitié, voire l’intégralité de son loyer. Et cela a plutôt bien fonctionné puisque l’impact des impayés apparaît encore comme marginal par rapport à l’ensemble des loyers perçus. En la matière, il semble d’ailleurs que les grandes enseignes ont davantage trainé des pieds que les petits commerces de proximité pour honorer leurs échéances. Un enseignement à méditer alors que l’avenir reste toujours autant teinté d’incertitudes pour un certain nombre d’activités économiques et sociales. Sous cet angle, les gestionnaires estiment que les SCPI de bureaux (dont le TDVM a baissé de 4,28% à 4,04% entre 2019 et 2020) pourraient significativement pâtir du maintien d’une activité toujours dégradée et du développement massif du télétravail. Plutôt que des grandes surfaces de bureaux en Ile-de-France, les gérants privilégient donc désormais les surfaces modulables de petite taille dans les régions les plus attractives du pays.

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